Sur le plan stratégique, les Affaires publiques constituent l'une des fonctions les plus importantes pour les entreprises présentes à l'international. Pourtant, du point de vue organisationnel, leur positionnement n’est pas toujours évident.
C’est le constat que nous faisons, chez Mavence, en tant que recruteurs spécialisés dans ce domaine. Que ce soit au niveau du rattachement hiérarchique, de la structuration des équipes ou des missions qui leur sont dévolues, les organisations opèrent des choix bien différents pour les positionner. Au bout du compte, qui doit diriger les Affaires publiques ?
En amont : Où doivent-elles siéger ?
Dans certaines entreprises, les Affaires publiques rapportent directement au CEO. Une telle disposition souligne le rôle stratégique qu’elles jouent dans les relations qui se nouent avec les décideurs, comme dans l’attribution d’accès au marché. Dans d’autres organisations, elles évoluent au sein des services juridiques, de la communication d’entreprise ou du Département des affaires dites « corporate ».
Chaque configuration envoie un message :
Si elles sont en lien direct avec le CEO, les Affaires publiques sont au diapason de l’activité économique et des décisions qui en découlent. Si elles sont rattachées aux départements juridiques ou à la communication, leur vision de la stratégie globale peut être limitée, mais elles bénéficieront en retour d’une intégration plus solide au cœur des enjeux d’influence de l’entreprise.S’il n’existe pas de modèle unique adapté à toutes les situations, des compromis peuvent être faits.
En aval : Qui dirige les équipes ?
Car, dès qu’il s’agit de regarder dans le détail, des complexités se font jour rapidement. C’est notamment le cas des responsables nationaux ou régionaux des Affaires publiques. Certes, techniquement, une hiérarchie au niveau mondial ou européenne peut être envisageable pour superviser leurs activités. Mais, dans le quotidien, les choses sont souvent plus nuancées.
En pratique, les Affaires publiques rendent d’abord et surtout compte à leur Direction commerciale nationale ou régionale, de manière formelle ou informelle. Cela multiplie les structures hiérarchiques au risque de faire apparaître des divergences entre elles. Faut-il, dès lors, que les équipes opérationnelles en Affaires publiques soient alignées sur les stratégies politiques mondiales ou sur les besoins commerciaux « locaux »? La solution se trouve à mi-chemin – mais cet alignement est loin d’être automatique.
Pourquoi c’est important ?
La manière dont une entreprise positionne ses Affaires publiques – tant en amont qu’en aval – dépasse la problématique des organigrammes.
Les impacts :
👉 Influence : importance de leur rôle dans l’élaboration de la stratégie.
👉 Clarté : compréhension par les équipes de « qui » définit leurs priorités.
👉 Efficacité : avec une taille, une agilité et la réactivité idéales pour la fonction.
Les meilleures organisations trouvent un bon équilibre : elles positionnent à la fois les Affaires publiques auprès des fonctions exécutives tout en établissant des voies de communication claires, directes et fiables avec les équipes opérationnelles.
Comment Mavence accompagne ses clients en ce sens ?
Chez Mavence, nous aidons nos clients à évaluer la structuration de leurs Affaires publiques en la comparant à celle de leurs concurrents et des organisations leaders du secteur, tout en identifiant les meilleures pratiques à appliquer.
Notre accompagnement s’étend au-delà du recrutement : nous conseillons les Affaires publiques dans leur fonctionnement pour renforcer la cohérence de la relation entre les structures internationales et nationales.
Les Affaires publiques vont donc bien au-delà de la défense des intérêts de l’organisation. Elles permettent l’harmonisation, l’ouverture et l’impact de l’organisation tout entière.